[Dorothée : Sa maman tremble pour elle]

TÉLÉ POCHE - 1990

Avant d'affronter Bercy, elle a la frousse. Sa maman aussi. Mais peut-être pas pour les mêmes raisons. Comme toujours, Madame Hoschedé s'inquiète pour sa fille. Pour elle, Dorothée reste la "petite Frédérique". Elle nous raconte pourquoi.

 

"C'est drôlement émouvant de voir sa fille sur une scène ou à la télévision." Aujourd'hui encore, après toutes ces années, la maman de Dorothée tremble pour sa fille. "C'est vrai, j'ai toujours peur. Peur pour sa santé. Pour sa carrière. Comme toutes les mères. Alors, elle cherche à me rassurer en disant en vrac : "J'ai grossi", "Je mange bien", "Je fume moins" et "Non, non, je ne suis pas malade !"." Dorothée d'ailleurs n'est pas loin. Elle répète dans le studio d'à côté. Et elle a toujours une oreille qui traîne. Elle sait que sa maman parle d'elle et annonce : "Tu peux dire que j'ai un sale caractère." Mais elle n'a pas de meilleur supporter qu'elle. "Il vaut mieux avoir un sale caractère que pas de caractère du tout !" Avec un sourire indulgent, elle précise tout de même : "Vous savez, quand elle dépasse les bornes, on lui dit stop !".

Dorothée n'a pas changé. Quand elle n'était que Frédérique Hoschedé, elle avait le même dynamisme. Les mêmes défauts. "Ah, cet animal-là n'a jamais su être à l'heure ! Son grand frère, qui est documentaliste, ne l'est pas non plus. Frédérique, quand elle était petite, avait une bouille toute ronde." Dorothée était sage. Pas de bêtises. "Elle chantait tout le temps."

 

Mère et fille sont complices. Ça se voit. Do' emmène sa maman en vacances ou en week-end. "Pour prendre le temps de se parler." Discrètement, la mère conseille sa fille. "Je regarde très souvent ses émissions. Je la critique et elle m'écoute. Je trouve que, parfois, elle parle trop vite, abuse des grimaces et qu'elle en fait un peu trop. Je lui donne également mon avis sur ses vêtements." Et voilà Do' qui rapplique. "Oui, j'admets les critiques quand elles viennent de ma mère. Mais quand les autres s'en mêlent, je râle."

Être la maman de Dorothée, c'est bien agréable. "Bien sûr, il a fallu changer de numéro de téléphone, expliquer que ma fille ne peut pas répondre à toutes les invitations." Chez les commerçants de sa bonne ville de Bourg-la-Reine, on lui glisse un compliment chaleureux ou une salade dans son cabas, sans rien lui demander en échange. Et bien sûr, madame Hoschedé assistera au spectacle de Bercy. "Mais une ou deux fois. pas plus. Cela me fait trop peur."

 

LE CYCLONE DO' SOUFFLE DÉJÀ SUR BERCY

Ça va trembler à Bercy ! C'est marqué en noir sur blanc sur les affiches. Mais cette fois, les mots tiendront leurs promesses. Les fans de Do' vont vibrer. Elle leur a promis un show plus rock. Plus rythmé. Eh bien, ils vont être servis ! Jean-Luc Azoulay, producteur et complice de Dorothée garantit les émotions fortes. "L'idée nous est venue avec la chanson "Tremblement de terre". Nous avons fait venir des Etats-Unis un système de haut-parleurs hyper-puissants. Et grâce aux ondes sonores, les fauteuils vont bouger. Sans compter les lasers et les lumières signées du maître Rouveyrollis."

Do' est sur le pied de guerre. Elle révise ses douze nouvelles chansons. Et ses anciens tubes. "Après son séjour outre-Atlantique, Dorothée a été influencée et fascinée par les grands spectacles américains. Le sien se rapproche des shows de Madonna et de Michaël Jackson aux USA. Plus il y a de monde, plus nous pouvons offrir un spectacle avec de gros moyens techniques et donner une autre dimensions aux représentations."

Pour l'instant, les dix musiciens, quatre danseurs, deux choristes et Les Musclés se chauffent avant d'attaquer bercy. Bien sûr, Dorothée est morte de frousse. Mais quand 12000 personnes sont au rendez-vous à chaque représentation, il n'est pas question d'être en retard.

Isabelle GAUDON

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