Dorothée fait trembler Bercy

Spécial Paris - 1989

Aidée des Musclés, ses musiciens, Dorothée va secouer le Palais Omnisports à partir du 6 janvier. Avec des jeux de lumière géants et un vrai tremblement de terre.

Une star à Bercy ! L’amie des enfants, la complice de Jacky et de Patrick, « starise » son nez pointu et sa queue de cheval, à partir du 6 janvier, pour dix-sept jours de concert. Pour son huitième spectacle, dix ans après son premier passage à l’Olympia, Dorothée affronte la plus grande salle de Paris dans un super-show-laser en trois dimensions. Un tremblement de terre va même secouer le Palais Omnisports de Paris-Bercy pour concrétiser son dernier tube.

Pendant deux heures, l’égérie des enfants va interpréter 23 à 26 chansons issues d’un répertoire en béton : « Maman », « L’ordinateur », « La menteuse ». Elle sera accompagnée de ses deux choristes Martine et Francine, de ses huit danseurs habituels et des Musclés, avec le batteur Bernard Minet. L’orchestre rock, deuxième au Top 50 avec « La fête au village », accompagne la chanteuse depuis ses débuts sur scène.

L’idole du mercredi offre à ses fans la magie d’un vrai spectacle rock. La musique est de Gérard Salesses. Chris Georgiadis a réglé la chorégraphie. Roland Guillotel assure le son et les costumes sont de Gerold Crews. La lumière est conçue par Jacques Rouveyrollis, le « lighting designer », ou concepteur des éclairages de stars. Jean-Michel Jarre, Sardou, Hallyday et récemment Régine ont brillé dans le faisceau de ses lasers. Véritable sculpteur de lumières, Rouveyrollis manie ses projecteurs comme des pinceaux afin de structurer l’espace, de créer l’ambiance. C’est la troisième fois qu’il porte notre star au firmament de ses feux.
Et pour ce spectacle de Bercy, il innove en réalisant une première. Des vari-lites (petits projecteurs tournants et offrant de nombreuses possibilités de couleurs), des télé-scan (jeux de miroirs) et des lasers-pani (projection frontale) seront utilisés simultanément. « Je veux donner le rêve, la féérie. Les enfants entrent plus facilement à l’intérieur d’un spectacle. Il faut tour faire pour les y laisser« , dit-il.

Il a fallu dix ans pour que l’ex-présentatrice de Récré A2 arrive au sommet de la gloire avec 12 millions de disques vendus. Dix ans seulement !, serait-on tenté de dire. Le pygmalion qui l’a sortie du petit écran se nomme Jean-Luc Azoulay. En 1979, le producteur de disques AB (A pour Azoulay et B pour Berda, son associé) est au lit avec une hépatite virale. En voyant Dorothée, alors animatrice de Récré A2, l’idée lui vient de la faire chanter. Réticente, la jeune speakerine enregistre son premier disque : « Dorothée au pays des chansons ». L’année suivante, elle tente l’Olympia dans un conte musical où tous les habitants sont des chansons. Suivent d’autres spectacles, y compris deux au Zénith.

Chaque passage sur scène la confirme davantage dans sa carrière de chanteuse-rock tous publics. Elle dépasse le seul monde des enfants et s’adresse à la famille entière. A l’américaine : « Aux Etats-Unis, il n’y a pas de spectacles pour enfants » constate son producteur, Azoulay.

Sous le feu des 4000 projecteurs lasers, sur une immense scène mobile, au milieu de l’arène de Bercy, les téléspectateurs auront des difficultés à reconnaître la gentille et espiègle fée Dodo. En 1980, lors de son premier Olympia, le public participait tellement que Jean-Michel Boris avouait « n’avoir pas vu ça depuis Johnny Hallyday en 1963« . Le défi de « mademoiselle Dorothée » en 1990 : faire bouger comme un seul homme les 12.000 spectateurs de Bercy, grands et petits.

Marie Robinet

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