[Dorothée à Nashville]

Vedette plus - octobre 1994

Elle aime le rock, le twist et la musique classique. Mais c'est dans une ambiance très "country" que Dorothée a enregistré, à Nashville Un album (1994). Elle s'est retrouvée sur les traces d'Elvis Presley et des grands chanteurs de rock dont elle aime tant la musique. Un rêve que Dorothée a réalisé, et dont elle a rapporté des rythmes à ne pas pouvoir se retenir de danser !

Tu viens d'enregistrer ton nouvel album à Nashville. C'était la première fois que tu y venais ?
- Dorothée : Oui, la toute première fois. J'avais déjà visité la Louisiane, New-York, La Californie, mais je n'avais jamais vu la ville de la musique.


Quel effet ça fais de se retrouver dans la ville d'Elvis Presley, dans un studio mythique, où beaucoup de vedettes ont enregistré de grands succès ? 

- Dorothée : Même quand je fais du rock à Paris, je pense à Elvis et à tous les musiciens qui m'ont marquée. Mais c'est vrai que le fait de me retrouver dans un studio américain, avec la barrière de la langue était comme une sorte de nouveau défi. Au départ, je me suis sentie un peu dépaysée.


La manière de travailler est différente ?
- Dorothée : Non, en fait nous avons tous les même méthodes de travail, simplement, les musiciens ont apporté leur style à eux, leur sensibilité américaine, un son country et rock particulier à Nashville.


Comment se sont passé les enregistrements ?
- Dorothée : Au départ, il y avait décalage. Sans doute le fait de ne pas travailler avec mes musiciens habituels. Mais ils ont aimé le style des chansons. Ils me demandaient souvent de leur traduire les textes. C'était très sympa. Ronny, le pianiste aveugle, avait une sensibilité extraordinaire. Et le violoniste country était vraiment exceptionnel. Quand ils jouaient un morceau, ils faisaient comme la plupart des musiciens quand l'ambiance est bonne : ils le poursuivaient en improvisant . Bref, tout le monde s'est entendu à merveille.
Décidément, la musique abolit toutes les frontières, y compris celle de la langue.


Tu en avais déjà l'expérience en Chine ?
- Dorothée : C'est vrai. Mon voyage et mes concerts en Chine resteront l'un de mes meilleurs souvenirs les plus forts. Leur accueil, l'ambiance qui régnait dans la salle, les chansons en français qu'ils reprenaient en coeur. La musique a quelque chose de magique.


Et toi, tu as succombé à la magie de la country ?
- Dorothée : Mon nouvel album a une note plus country, mais il y a aussi beaucoup de rock. Un rock très enlevé, très rythmé, comme je l'aime et comme le public l'aime aussi.


Que penses-tu de cette expérience américaine ?
- Dorothée : Les musiciens étaient contents et moi, ravie ! Au départ, j'avais un peu le trac. Mais je me suis laissée emporter par l'atmosphère et leur manière de travailler. D'ailleurs, je vais leur envoyer l'album et les photos que nous avons prises pendant l'enregistrement. C'est très agréable de se sentir complice. On fait partie de la même famille.

Mais tu faisais déjà partie de la famille puisque Cliff Richard, Jerry Lee Lewis et Chuck Berry ont chanté en duo avec toi !
- Dorothée : A chaque fois, j'étais très impressionnée de rencontrer les musiciens dont j'ai chanté les succès et qui m'ont fait aimer le rock. Et j'ai découvert des gens très simples, extrêmement gentils, avec qui je me suis sentie tout de suite à l'aise. Quand j'étais adolescente, j'adorais les films de Fred Astaire et je rêvais de prendre la place de Ginger Rogers. J'avoue aussi que j'avais un faible pour Cliff Richard. Quand je l'ai rencontré, pour chanter en duo, j'avais un trac fou. C'était quelque chose d'extraordinaire. A chaque rencontre, à chaque disque d'or, à chaque récompense et à chaque concert, je ressens toujours la même émotion.


Tu es rentrée de Nashville avec de belles images ?
- Dorothée : Oui, je tenais à rapporter des images pour les copains. Le clip d'une de mes chansons a été tourné là-bas. Je tenais à rapporter des images de Nashville dont l'ambiance est très particulière. Là-bas, tout tourne autour de la musique.


As-tu rapporté des instruments dans tes bagages ?
- Dorothée : Non, mais pleins de choses qui portent des franges. C'est moins encombrant que des instruments, et j'adore les franges. Je vais pouvoir adopter un look plus country !


As-tu le trac pour ce nouvel album ?
- Dorothée : A chaque album, je prends conscience de l'importance qu'il aura pour moi. Plus j'avance, et plus j'ai le trac. Mais quand un album est fini, je commence à penser au prochain.


Et ton prochain spectacle ?
- Dorothée : Pour le moment, aucune tournée n'est prévue. Mais je vais profiter du voyage de l'équipe à Nouméa pour chanter pour les copains d'Outre mer. Je vis au jour le jour. Je ne prévois jamais rien à l'avance.


Dans ton album, il y a une chanson intitulée "Des millions de copains". C'est un hommage aux copains malheureux ?
- Dorothée : C'est une chanson que je leur dédie, et qui est devenue le générique de l'émission "Des millions de copains". Nous avons repris l'émission prés les vacances, et nous sommes prêts à tôt faire pour eux, aussi longtemps que nécessaire, en espérant toutefois qu'un jour prochain, il n'y ai plus de guerre et qu'on n'ai plus besoin de nous.

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