[Billy]

Billy débute sa carrière comme assistant réalisateur au Club Dorothée chez AB Productions, il anime ensuite Récré Kids sur TMC et intègre Walt Disney Company pour animer le Disney Club sur TF1.

 

Billy témoigne de l'époque AB:

"Je suis sorti de l'armée le 30 septembre 1992 et cinq jours plus tard, j'étais chez AB. A 19 ans à peine, j'arrivais sur les directs, les plateaux du mercredi après midi, à tout faire, comme aller chercher les cafés, faire applaudir les enfants, acheter un truc. Au bout de trois mois de stage, j'ai été convoqué par Jean Luc Azoulay. Je suis alors devenu deuxième assistant réalisateur, puis premier assistant du réalisateur. Je me rappellerai toujours de ma première rencontre avec Dorothée. Bien sûr, elle me connaissait un peu physiquement. Et puis, on avait du lui dire : "Tu sais le petit Billy, il nous a tellement pris la tête qu'on l'a pris pour un stage". Pauline, une assistante, m'a présenté à Dorothée dans la salle de maquillage. Quand elle m'a vu arriver elle m'a dit: "Oh ben te v'la toi? Ben, bon courage!". Du style, tu vas morfler. C'était difficile pour un jeune de mon âge. L'équipe était déjà en place. Dorothée, je la percevais vraiment comme la chef. J'avais un grand respect pour l'artiste, pour l'animatrice, qui était la patronne. Tout le monde l'appelait ainsi d'ailleurs. J'avais l'impression que les gens étaient au garde à vous. Aujourd'hui, sur les plateaux de télé, il n'y a pas de ça. Le mercredi soir, derrière le direct, on enchaînait avec des enregistrements, à pas d'heure, qu'on faisait pour le dimanche , avec "Des millions de copains". Le jeudi et le vendredi, on tournait les émissions quotidiennes...

Ce qui était formidable, sur le direct, quand j'ai commencé à travailler avec Dorothée, c'est qu'elle ne loupait rien. il y avait 500 enfants dans le public, une dizaine de caméras, elle chantait en direct et c'était elle , la star. Malgré tout ça, quand elle lançait les dessins animés, elle pouvait venir me voir et se mettre devant moi, alors qu'on était sur un plateau qui faisait quand même mille mètres carrés, pour me dire qu'elle avait remarqué que ma façon de faire applaudir les enfants ne lui convenait pas. Même en direct , elle était en train de tout gérer. Elle voyait chaque détail et avait l'oeil partout. Elle n'avait pourtant pas de prompteur ni d'oreillette.

Un jour , elle m'avait dit, "Si je tombe dans les pommes, tu devrais être capable de venir et reprendre la suite de ma phrase", il fallait être dans le même mouvement qu'elle. L'assistant de production devait être son double. Après avoir travaillé avec Dorothée, on veut l'excellence. Et c'est très dur de na pas toujours la trouver"

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