[12 MILLIONS DE DISQUES
VOICI LA NOUVELLE IDOLE DES ENFANTS]

PARIS MATCH -  1988

 

Après son triomphe au Zénith, Dorothée s'affirme comme une grande vedette de la chanson. Elle nous raconte sa love-story avec ses jeunes fans.

Y a-t-il un "trust" Dorothée ?

Disons que depuis que je travaille avec la direction de TF1, je peux m'amuser davantage. Il faut bien grandir ! Mais rassurez-vous, dans ma tête, je suis la même.

Jusqu'où comptez-vous grandir ?

Je n'ai jamais rien planifié. Je saisis les possibilités qui se présentent, sans me poser de questions. Je suis presque 22 heures par semaine sur un plateau, dont 7 heures 30 en direct, chaque mercredi, ce qui est, paraît-il, un record mondial. Pourtant, je n'ai pas l'impression de travailler.

A vous voir, vous ignorez le trac ?

Moi ? je suis toujours morte de trac. Je ne m'en cache pas. Sur scène, dès que je saisis le micro, j'ai la voix qui chevrote. A la télé, je n'ai pas toujours le même trac : il y a le trac qui panique et qui vous bloque, et il y a le trac qui excite et même surexcite.

 


Votre réputation d'effrontée est-elle usurpée ?

Hélas ! oui. Je vais rarement dans les cocktails ou des soirées car les gens m'impressionnent. Je cherche à me fondre dans le décor pour observer. Je vais souvent au restaurant, mais vous ne me feriez pas traverser seule une salle remplie de monde.

Dorothée n'a toujours pas la grosse tête ?

Les enfants sont là pour vous remettre les pieds sur terre. Ils savent critiquer. C'est un baromètre infaillible. Je reçois parfois 8000 lettres par jour. Un service spécial lit le courrier et y répond. J'y tiens absolument.

Que vous écrit-on ?

J'ai des enfants (qui ne le sont plus) fidèles depuis dix ans. Certains sont mariés -eh oui ! à 22 ans- et me tiennent au courant de leur vie. J'ai droit aux mariages, aux anniversaires, voire aux baptêmes. Quelques-uns de mes premiers fans ont eu un enfant, parfois même un second. Je ne les ai jamais vus. Pour tous, grands et petits, je ne suis pas un mythe, mais une personne réelle, vraie. Je ne prétends remplacer ni les parents, ni les éducateurs. On me considère comme une proche.

 


L'argent est-il un but ?

Plutôt un moyen. Je ne suis pas une femme d'affaires. Je possède un petit appartement et une voiture 4x4. J'ai une faiblesse : les vêtements, mais pas bleu-marine, parce que jusqu'à l'âge de 14 ans, j'ai porté l'uniforme. Je suis restée chez les sœurs de la maternelle à la terminale. C'est gravé en moi. C'était comme une famille. J'ai un caractère très famille.

Pensez-vous à l'avenir ?

Chaque jour je me dis que tout peut s'arrêter instantanément. Je n'aurai plus qu'à prendre une valise et partir ailleurs. Où ? Je l'ignore. Je ne fais pas de projets à long terme.

Vous êtes superstitieuse ?

Très. Je ne passe jamais sous une échelle. Pourquoi passer sous une échelle quand on peut faire un détour ?

Jean-Claude ZANA

VISITEZ AUSSI

COUVERTURE_edited_edited.png

© albanweb 2020

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now